Blog de I-LOVE-VINTAGE-ACTRESSES Si "Certains l'aiment chaud" est devenu un classique hollywoodien ayant traversé plus de cinquante années sans prendre une seule ride, c'est avant tout grâce à son mode de narration et son esthétique. En effet, Billy WILDER a construit son scénario selon les recettes miracles hollywoodiennes: il fait baigner son film dans l'idée de sexe et y ajoute accessoirement une petite pointe de danger de mort, le tout traité sur le ton de la comédie. L'idée est mise en place dès le début de la campagne de promotion du film. En plus du jeu de mot du titre, "Some like it hot", qui préfigure non seulement un film enflammé au niveau du rythme, mais également sexuellement, la bande-annonce clame fièrement: "You've never laughed so much at sex ... or a picture about it.". De plus, WILDER parsème son film de petits détails propres à la narration classique hollywoodienne, comme par exemple le fait de laisser aux spectateurs la possibilité de formuler des hypothèses sur la suite de celui-ci. Puisque Joe est saxo tenor, Sugar va-t-elle tomber amoureuse de lui ? L'intérêt de tout ceci étant de savoir comment Billy WILDER va rendre ces hypothèses possibles. Sans être totalement prévisibles, les rebondissements sont amenés aux spectateurs de façon subtile, afin qu'ils se laissent prendre au jeu de la découverte. Du grand art. A tout ceci, il ajoute des références succulentes aux films de gangsters des années trente: de la parodie du massacre de la Saint-Valentin d'Al CAPONE à l'auto-référence de George RAFT (inventeur du "toss coin" comme gimmick propre aux mafieux, se moquant d'un de ses sous-fifres qui joue avec une pièce de monnaie), en passant par le nom de "Little Bonaparte", ersatz du célèbre "Little Caesar" interprété en 1931 par Edward G. ROBINSON.


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